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Disparition de Bronislaw Geremek
Après l’annonce de sa disparition je voudrais rendre un vibrant hommage au très grand européen et à l’inlassable combattant de la liberté que fut Bronislaw Geremek.
Immense historien de la France du Moyen Age, Bronislaw Geremek a mis son prestige et sa culture au service du mouvement syndical libre de Pologne avec la fondation de Solidarnosc, puis du combat pour la conquête de la démocratie derrière le rideau de fer. Plus tard, il sera, comme ministre des Affaires étrangères, le principal artisan de l’engagement européen de la Pologne et de son adhésion à l’Union européenne.
Bronislaw Geremek aura profondément marqué l’histoire de la deuxième moitié du XX e siècle européen. Il aura été un Erasme, un Thomas More de notre temps. Un grand sage, érudit, engagé au service d’un idéal d’humanisme, de liberté pour une nouvelle renaissance européenne. C’est pourquoi il rayonnait bien au delà de sa famille politique. Avec sa disparition, le Parlement européen perd le plus prestigieux de ses membres, la Pologne le plus européen de ses hommes politiques, et l’Europe l’une des plus hautes figures intellectuelle, morale et politique de son histoire.
Harlem DESIR
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Session plénière du Parlement européen à Strasbourg du lundi 7 au jeudi 10 juillet 2008
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Jacques Delors et Michel Rocard dénoncent également la directive "Retours", adoptée par le Parlement le 18 juin
Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, et Michel Rocard, ancien premier ministre et député européen, ont fait savoir dans "Le Monde" du 18 juin 2008 tout le mal qu'ils pensent de la directive sur le retour des ressortissants de pays tiers en situation irrégulière (dite "directive retours").
lire l'article intitulé L'Europe doit respecter la dignité des sans-papiers
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Réaction de Harlem Désir à l'adoption de la directive "retours" : "la directive la plus liberticide de l'histoire de l'Union Européenne"
En adoptant la directive "Retours" sous la pression d'une majorité des Etats membres, la droite européenne vient d'entacher la réputation du Parlement européen.
Le Parlement européen a été pour l'essentiel de son histoire un parlement de défense des droits de l'Homme et des Libertés. Il est même un exemple dans le monde pour cela. Sa majorité conservatrice vient de lui faire renoncer à ce rôle concernant les étrangers en adoptant la directive la plus liberticide de l'Histoire de l'Union européenne qui autorise une rétention de 18 mois pour des étrangers qui n'ont commis aucun crime, du seul fait d'une situation irrégulière au regard du séjour.
Cette directive autorise également les expulsions de mineurs non accompagnés et privera d'accès au territoire européen pendant cinq ans les étrangers expulsés. L'argument selon lequel les durées de rétention étaient plus longues encore voire illimitées dans certains pays ne justifie rien. Le rôle du Parlement européen était d'être le garant du droit des personnes. L'Europe des libertés ne peut avancer en s'alignant sur le moins disant.
La politique européenne de l'immigration prend une tournure dangereuse: elle ne comporte aucun volet d'intégration civique et sociale, elle ne porte que sur le contrôle des frontières et les expulsions, et bafoue les principes les plus élémentaires des Libertés publiques dans l'Union Européenne. La droite européenne vient de prendre la grave responsabilité d'ouvrir la voie à toutes les dérives possibles au sein des Etats membres.
Harlem Désir
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Session plénière du Parlement européen à Strasboug du lundi 16 au jeudi 19 juin 2008
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