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jeudi 04 décembre 2008 |
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Au Parlement européen
Stratégie de Lisbonne
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Programme de la présidence néerlandaise : de nombreuses inquiétudes
Harlem Désir (PSE).
Vice-président du Groupe PSE
Session plénière du 21 juillet 2004, StrasbourgMonsieur le Président du Conseil, votre présidence va devoir préparer la révision à mi-parcours de la stratégie de Lisbonne. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'Union européenne est loin d'avoir réalisé son objectif de devenir, d'ici à 2010, l'économie la plus compétitive du monde, fondée sur la connaissance.
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| Dans toute l'Europe, au contraire, l'inquiétude s'accroît face aux délocalisations, au chantage à l'allongement du temps de travail et au chômage qui persiste. La reprise est d'autant plus fragile qu'elle n'est fondée ni sur la demande intérieure ni sur des investissements publics soutenus, mais qu'elle reste exposée aux chocs externes tels l'appréciation de l'euro et la hausse du prix du pétrole.L'Europe a besoin plus que jamais d'une stratégie de croissance et d'emploi durable et d'investissements à la fois dans la recherche, dans les grands réseaux transeuropéens, dans l'éducation, dans la connaissance et dans l'environnement. Elle a besoin de cohésion économique et sociale. Elle a besoin de la stratégie de Lisbonne. Or, certains tentent de se servir du ralentissement économique actuel comme d'un prétexte pour revenir à un programme ultralibéral et pour détruire les acquis de Lisbonne ainsi que l'intégration des différentes dimensions économique, sociale et environnementale aux politiques de l'Union.À cet égard, les priorités de votre présidence éveillent en nous une grande inquiétude. Vous dites soutenir l'Agenda de Lisbonne et nous vous avons entendu. Mais vos priorités - et là encore nous vous avons lu et nous vous avons entendu révèlent de votre part une approche très unilatérale, laquelle ne rend pas compte de la cohérence de l'Agenda de Lisbonne: libéralisation du marché, en particulier des services, déréglementation, allégement des charges administratives. Pour ce qui est des perspectives financières, autre gros dossier de votre présidence, vous voulez limiter le budget de l'Union à 1% du produit intérieur brut. Or, une telle initiative est incompatible, d'une part, avec les efforts qui doivent être consentis en matière de recherche, au sujet desquels Romano Prodi a formulé des propositions, et, d'autre part, avec la politique de cohésion territoriale dans la nouvelle Union élargie. Vous refusez toute révision du pacte pour mieux prendre en compte les cycles économiques et les besoins, précisément, en investissements publics. Et pour vous, en réalité, politiques d'investissements publics, règles sociales et règles environnementales sont autant d'obstacles, de charges indues et de freins à la croissance. Nous croyons quant à nous, bien au contraire, que tous ces éléments favorisent la compétitivité de l'Union, et pour nous, le respect de l'intégrité de l'Agenda de Lisbonne sera un test de la réussite de votre présidence et du soutien que nous pourrons lui apporter. |
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