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dimanche 12 octobre 2008 |
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Au Parlement européen
Stratégie de Lisbonne
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Le Sommet social doit réaffirmer la dimension sociale de la construction européenne
A quelques jours du Sommet social de Hampton Court, qui a lieu sous Présidence britannique, le jeudi 27 octobre, Harlem DESIR a rappelé dans un communiqué que ce Sommet devait être l'occasion de réaffirmer et renforcer la dimension sociale de la construction européenne.
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Pour le Groupe socialiste du Parlement européen, il est très important que le Sommet social des chefs d'état et de gouvernement qui va se dérouler à Hampton Court, sous Présidence britannique, la semaine prochaine, le jeudi 27 octobre, ne soit pas une occasion ratée.
Notre vœu est que cette occasion permette de réaffirmer la dimension sociale de la construction européenne. Il y a beaucoup d'attentes de la part des citoyens, qui considèrent que l'Europe ne les protège pas suffisamment aujourd'hui face aux changements qu'impose la mondialisation. D'autres peuvent même avoir le sentiment parfois que certaines politiques de l'Union européenne menacent des acquis sociaux auxquels ils sont attachés.
Nous, nous croyons qu'il y a un modèle social européen. Il y a évidement des différences, selon les pays, dans la façon dont sont organisés nos systèmes de sécurité sociale, de retraites, nos services publics. Mais il y a aussi, dans tous les pays de l'Union, une caractéristique qui distique l'Europe des autres économies de marché, par exemple des Etats-Unis ou du Japon ou des pays émergeants. En Europe, il y a l'économie de marché mais partout il y a la sécurité sociale, le droit à l'éducation pour tous, la couverture maladie; il n'y a pas quarante millions de personnes, comme aux Etats unis, qui se retrouvent sans assurance quant elles sont confrontées à la maladie.
Même si l'Europe est confrontée à des nouveaux défis, la précarité comme conséquence du chômage, des situations de grande exclusion, ou de grande pauvreté qui peuvent exister dans les nouveaux Etats membres, même si le vieillissement de la population nous oblige à réfléchir à la réforme de retraites, nous ne nous voulons le faire qu'en utilisant le meilleur de traditions sociales de l'Europe, c'est à dire le dialogue avec les partenaires sociaux et des syndicats partie prenante des décisions.
Nous voulons défendre ce modèle social et nous souhaitons que le Sommet des chefs d'état et de gouvernement rappelle l'attachement de l'Union européenne et des états membres à l'existence de ce modèle social.
Pour nous, la feuille de route de cette réforme, de cette modernisation a été fixé à Lisbonne à l'an 2000; c'est la stratégie de Lisbonne. Elle prône la compétitivité en liant dimension économique, ldimension sociale et dimension du développement durable et de l'environnement.
Moderniser notre système social, investir dans la qualification des travailleurs, dans le capital humain, dans nos services publics nécessitera des ressources au niveau européen et au niveau national.
Au niveau européen, cela souligne l'urgence d'adopter les perspectives financières notamment pour venir en aide aux pays de l'élargissement, pour les aider à rattraper leur retard pour développer chez eux des infrastructures modernes.
Au niveau national, cela doit se faire par une meilleure coordination, dans la zone euro en particulier, des budgets de différents pays membres, afin qu'ils investissent ensemble dans les mêmes objectifs, notamment recherche dans l'innovation, universités.
Nous avons adressé un message au Sommet social qui repose sur huit grandes priorités que nous voudrions voir adopter par les chefs d'état et de gouvernement. Ce serait un signal très clair de leur volonté de développer la dimension sociale de l'Union, à côté de la dimension économique et de la dimension du marché intérieur.
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