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La filière ovine et caprine a été malmenée au cours des 10 dernières années, au fil des crises successives notamment liée à des épizooties, mais surtout en raison du découplage des aides qui provoque une diminution très sensible du cheptel ovin par abandon d'activité des éleveurs.
Cette filière connaît de réelles difficultés et nécessite une attention toute particulière de notre part car elle est productrice de viande ou de lait de grande qualité et qu'elle est aussi un outil d'entretien et d'aménagement des territoires permettant notamment de diminuer les risques d'incendies ou de catastrophes naturelles.
Je soutiens les propositions de notre rapporteur et de la COM AGRI relatives aux mesures d'aides à la production et d'aide à la promotion des produits. Il me semble important face aux importations extérieures qui avoisinent le quart de la production européenne, de développer un logo européen en plus des indications d'origine locale et nationale.
Je pense aussi que l'identification électronique du cheptel ne pourra être réalisée à la date arrêtée par les Institutions européennes que si au préalable l'UE mobilise les crédits nécessaires car la profession au vu des grandes difficultés qu'elle connait actuellement ne sera pas en mesure de le faire.
La mise en place d'une équipe de suivi me paraît très opportune mais doit inclure selon moi des représentants des organisations professionnels afin de tenir compte au plus près des évolutions vécues sur le terrain.
Je tiens enfin à vous rappeler qu'il y a urgence à agir et ce dès l'année prochaine si nous souhaitons sauver cette filière car je crains que l'utilisation de l'article 68 dans le cadre du Bilan de santé à destination des filières en crise ne soit trop tardive. |