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L'opinion dominante, notamment dans cette enceinte, voudrait que l'évolution des taux de change relève de la compétence exclusive et souveraine de la BCE. Quant à la BCE elle-même, elle refuse, par la voix de son président, de s'exprimer sur ce sujet au-delà de quelques vagues déclarations internationales. Cette situation est non seulement peu transparente et peu démocratique, mais surtout contraire au traité. Selon l'article 111 du traité, je cite: "En l'absence d'un système de taux de change vis-à-vis d'une ou plusieurs monnaies non communautaires, le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, soit sur recommandation de la Commission et après consultation de la BCE, soit sur recommandation de la BCE, peut formuler des orientations générales de politique de change vis-à-vis de ces monnaies", je répète: "peut formuler des orientations générales de politique de change".
En d'autres termes, la zone euro s'est bel et bien donné les moyens de débattre, de décider démocratiquement de sa politique de change. Ma question est simple et elle s'adresse aux chefs d'État et de gouvernement, plutôt que de gémir, qu'attendent les gouvernements de l'Union pour agir? |