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Zimbabwe

Marie-Arlette Carlotti (PSE) - le 10 juillet 2008

Comme tous les peuples du monde, les Zimbabwéens veulent la paix, la démocratie, la prospérité. Avec Robert Mugabe, ils n'ont rien de tout cela. Jadis libérateur de son pays, il en est aujourd'hui le bourreau. En votant sa résolution, ce Parlement doit faire preuve d'humilité et de détermination.


1 - Humilité, car c'est au peuple zimbabwéen et à lui seul de décider de son avenir.

Il l'a fait.

Et son message est clair : il ne veut plus de Mugabe et de son régime.

C'est ce message que nous devons entendre.

Le régime de Robert Mugabe est illégitime.

En niant cette évidence, la communauté internationale prendrait le risque de faire revenir par la fenêtre un dictateur que son peuple a mis à la porte.

La résolution du Parlement européen est claire sur ce point (dans ses paragraphes 1 et 17), je m'en réjouis

2 - Détermination, car l'UE doit peser de tout son poids pour appuyer une sortie de crise qui doit être zimbabwéenne et africaine.

La priorité est de mettre un terme aux violences, pour éviter de nouveaux drames humains et permettre aux 4 millions de zimbabwéens qui ont fuit de rentrer chez eux.

1 - Pour cela bien sûr il faut une solution négociée.

Mais pas à n'importe prix ni à des conditions dictées par le pouvoir!

Seul un dialogue ouvert à l'ensemble des composantes de la société zimbabwéenne permettra la mise en place d'un régime de transition, avec un mandat clair pour l'organisation d'élections libres, transparentes, et contrôlées par la Communauté internationale (paragraphe 8).

Mais Robert Mugabe et son régime ne viendront à la table des négociations que contraints et forcés.

2 - C'est pourquoi nous devons renforcer l'arsenal des sanctions ciblées contre le régime (paragraphes 15, 16, 17).

3 - Enfin, il faut dès aujourd'hui préparer la reconstruction du Zimbabwe de demain : je salue la proposition de la Commission de débloquer 250 millions d'euros en urgence pour les secteurs les plus touchés dès que le Zimbabwe sera doté d'un pouvoir légitime et crédible.

Le 29 mars dernier, à la veille du 1er tour des élections présidentielles, Robert Mugabe proclamait : "si vous perdez une élection et êtes rejetés par les gens, il est temps de quitter la politique".

Il est temps de tenir votre parole M. Mugabe !


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