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Une chance historique, unique, s'offre à nous, à l'Union européenne, de structurer notre politique étrangère et de sécurité, de faire émerger l'Europe par les résultats, par la preuve. Ne la gâchons pas. Les condamnations nécessaires ne fournissent pas les solutions. Même si la boîte de Pandore a été ouverte avec le Kosovo, avec une reconnaissance défiant les règles du droit international, replaçons le droit international et le respect des droits de l'homme au cœur de la solution.
Soyons acteurs de fermeté, acteurs politiques, affichons une position claire, commune, ferme envers la Russie, mais tournée vers la recherche d'une solution, d'un partenariat, car la lucidité appartient aussi à la démarche de la Russie de 2008.
Proposons, sous l'égide de l'Union européenne, une conférence régionale sur la résolution de la situation, sur l'avenir des partenariats. C'est par cette détermination d'une voix unique de l'Union européenne, que nous réduirons le fiel destructeur des nationalismes, qui conduisent toujours, inexorablement, à la guerre. |