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Il ne s'agit pas d'une querelle de chiffres.
Concrètement, c'est 1,7 milliard d'euro que les plus pauvres de la planète n'auront pas reçu.
1,7 milliard qui aurait permis de soigner des milliers d'enfants quand 11 millions meurent chaque année faute d'accès aux soins.
1,7 milliard qui aurait donné accès à l'école primaire pour certains des 114 millions d'enfants qui en sont privés.
1,7 milliard qui aurait permis à certaines des 584 millions de femmes illettrées de lire ces lignes.
C'est la première responsabilité de l'UE en matière de solidarité internationale : le respect de la parole donnée.
Mais l'UE doit aussi garantir l'efficacité de son aide, pour une amélioration réelle de la situation des plus démunis.
La Conférence de Monterrey en 2002 a tracé une "feuille de route" :
- fin de "l'aide liée", qui reprend d'une main ce qu'elle donne de l'autre,
- accélération des initiatives de réduction et d'annulation de dettes,
- mise en place de mécanismes de financement novateurs, du type "taxe Tobin"...
6 ans plus tard, l'UE est encore loin du compte.
La Conférence de Doha dans quelques semaines doit lui permettre de reprendre sa marche en avant.
La moitié de l'humanité compte sur elle... |