Aujourd'hui, partout en France, des pêcheurs désespérés sont en train de bloquer des ports, car ils ne voient plus de perspective d'avenir. Aux restrictions de pêche visant à préserver les stocks de poisson - que je ne remets pas en cause sur le principe, mais dont je m'interroge parfois sur l'équité - s'ajoute aujourd'hui la hausse des prix du carburant, qui les menace de banqueroute. C'est un problème qui se pose aujourd'hui en France, mais qui risque de bientôt se poser ailleurs en Europe.
L'Union Européenne peut et doit agir dans ce domaine, en accompagnant les restructurations et en favorisant l'introduction de navires moins gourmands et plus propres. Mais dans l'urgence, elle doit aussi aider les entreprises touchées par cette crise conjoncturelle à rester à flot. J'insiste sur ce dernier point, car il ne faudrait pas que les premières journées maritimes européennes coïncident, dans l'esprit des gens, avec la mise à mort d'une profession tout entière.