Dans son rapport, M. Van Hecke, dont je salue le travail, rappelle que seule une stratégie de long terme permettra de soutenir réellement le développement de nos pays partenaires. En matière alimentaire, comme en matière de santé publique ou d'éducation, seules des solutions durables peuvent répondre aux causes profondes de la crise actuelle.
Les nombreux amendements PSE déposés en Commission ont permis de soutenir la position du rapporteur et de la renforcer sur certains points.
Nous avons ainsi rappelé que notre objectif prioritaire doit être celui de la réalisation des Objectifs du Millénaire, dont le 1er est l'éradication de la pauvreté et de la faim. Pour ce faire, et pour rendre l'aide plus efficace, elle doit être mieux appropriée localement, au plus près du terrain et des besoins des populations locales. C'est pourquoi j'ai rappelé le besoin de mieux consulter les parlements nationaux, les autorités locales et la société civile dans l'élaboration, la mise en œuvre et l'évaluation des politiques de développement.
Il est également indispensable de lutter efficacement contre la corruption, et de rendre l'aide plus transparente. Concrètement, nous demandons à la Commission de produire une matrice de tous les fonds alloués à la gouvernance locale afin de vérifier la cohérence des politiques et la bonne gestion de ces fonds.
Enfin, parce que le débat sur la meilleure efficacité de l'aide est indissociable de celui sur le montant de l'aide, je tiens à rappeler et à condamner la diminution injustifiable, entre 2006 et 2007, de l'aide publique au développement, passée de 0.41% à 0.38% en Europe.
Le sommet d'Accra sera une occasion unique pour les pays donateurs de réaffirmer leurs engagements pour une meilleure efficacité de l'aide. Il est de notre responsabilité d'être au rendez-vous, et de ne pas décevoir nos partenaires.