Cette directive est la dernière directive fille qui décline la directive‑cadre sur l'eau et il était très important que nous parvenions à un compromis qui constitue un vrai progrès compte tenu de notre ambition de combattre les pollutions, et notamment les pollutions chimiques de l'eau. On voit bien dans l'actualité comment, par exemple, la présence des PCB constitue un lourd handicap pour les ressources hydrauliques de notre Communauté.
Mme Laperrouze a dit tous les points sur lesquels nous avons obtenu des avancées. Bien sûr, comme toujours dans chaque compromis, on préférerait en avoir obtenu davantage, mais je crois que la base est bonne. Simplement, nous serons vigilants car beaucoup va dépendre maintenant de la Commission et nous souhaitons que, dans son travail d'accompagnement des experts scientifiques, elle soit très ambitieuse dans le classement des futures substances prioritaires et prioritaires dangereuses, les fameuses treize substances qui doivent être classées d'ici peu. Nous serons aussi vigilants pour que l'incertitude scientifique qui concerne aujourd'hui les sédiments et les biotes ne reste pas comme une sorte de flou artistique qui, à terme, dispense l'Union européenne d'efforts de compréhension et d'amélioration de la qualité de ces biotes et de ces sédiments.
Enfin, les zones de mélange et la connaissance des pollutions et des sources de pollution ainsi que les contrôles des émissions doivent être améliorés. Cette vigilance du Parlement, nous y veillerons et je vous remercie, Monsieur le Commissaire, d'avoir indiqué que parallèlement à ce qui était prévu dans le compromis que nous allons voter, la Commission souhaitait faire le point sur la mise en œuvre de la directive‑cadre sur l'eau et de nous présenter, si nécessaire et si les retards s'accumulaient dans les États membres ou si des incertitudes méritaient d'être levées, des mesures complémentaires pour veiller à ce que le bon état écologique des eaux soit bien atteint en 2015, conformément à ce que nous avions voté en 2000.