Pour les Slovaques, c'est la fin d'une aventure et c'est le début d'une autre. C'est la fin de la préparation et de la mise en condition du respect des critères de Maastricht. Or, l'expérience nous montre qu'une fois le pays rentré dans l'euro, le plus difficile reste parfois à faire. Dans le cas slovaque, nous voyons bien que du point de vue de la maîtrise de l'inflation ou du point de vue de la poursuite de l'équilibre, ainsi que du point de vue de la cohésion sociale ou dans la mise en œuvre des réformes structurelles, beaucoup reste encore à faire. Pour cela, je crois que les mécanismes sur lesquels nous réfléchissons pour que demain, l'Union économique et monétaire puisse mieux soutenir et travailler ensemble sur la façon dont les États membres utilisent leur monnaie, seront utiles.
Les critères de Maastricht, on en a beaucoup parlé, nous ne les changerons pas. Personne n'a demandé à les changer et pourtant ils doivent être interprétés, ils doivent être analysés dans un contexte qui a changé. L'Union économique et monétaire a aujourd'hui dix ans et nous savons ce qu'elle a encore d'imparfait dans l'équilibre entre politique économique, politique monétaire, force de sa représentativité extérieure. C'est dans cette Union économique et monétaire que la Slovaquie rentre; ce n'est pas la même situation qu'il y a dix ans et nous devons tous en tenir compte.