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Bilan de la session plénière du 7 au 10 juillet 2008

Rapport d'Elmar Brok (PPE, Allemagne) sur la stratégie de l'élargissement de l'UE: un rapport frileux, mais un début de solution
Débat: mercredi 9 juillet 2008
Vote: jeudi 10 juillet 2008

Le Parlement européen a voté, le 10 juillet 2008, un rapport qui donne une vision repliée de l'Union européenne. Toutefois, les socialistes français considèrent, pour leur part, qu'il ne ferme pas la porte aux élargissements programmés.

Les socialistes français partent du constat que les élargissements précédents ont été des réussites. Pour autant, les futurs élargissements ne peuvent continuer sur le même rythme, et les seuls critères de Copenhague ne suffisent plus.

La perspective des élections européennes de 2009 nous encourage à nous doter, d'ores et déjà, d'une vision commune et d'une véritable stratégie d'élargissement.

"Nous ne voulons pas d'une Europe forteresse", affirme Béatrice Patrie, membre de la commission parlementaire des affaires étrangères.

"Il y a aujourd'hui une crise de destin collectif. Il faut tirer les conséquences des "non" successifs. Les citoyens européens demandent plus de protection, et donc plus de social. Revenir sur nos engagements vis-à-vis des pays qui sont déjà dans l'antichambre européenne donnerait une fausse raison aux citoyens européens d'être anxiogènes", explique-t-elle encore.

Le rapport Brok pose une condition de plus pour que les processus d'adhésion en cours puissent être menés à terme: la capacité d'intégration de l'Union européenne.

"Le rapporteur Brok tente de formaliser ce critère et en a fait un catalogue à la Prévert", ironise l'eurodéputée socialiste française. "Or, force est de constater que les objectifs politiques de l'Union varient selon l'évolution du monde."

Le texte voté en assemblée plénière à Strasbourg propose une stratégie d'élargissement intéressante basée sur des "cadres contractuels structurés comme des cercles concentriques perméables entre eux de cercles concentriques": le cercle européen, le cercle des pays ayant vocation à adhérer (candidats ou non encore candidats), le cercle de pays qui n'ont pas vocation à adhérer mais souhaitant une forme d'intégration plus ou moins poussée aux politiques de l'UE, et le cercle des pays qui n'ont pas vocation à adhérer et ne souhaitant que des relations de bon voisinage.

"Peut-être que l'avenir de l'Union européenne se trouve sur cette voie", avance Béatrice Patrie. "Faute de quoi nous risquons de rester dans une impasse, et l'Europe politique ne deviendra qu'un astre mort."


Rapport de Richard Corbett sur la constitution des groupes politiques au Parlement européen: pour une meilleure cohérence de la représentativité des groupes politiques au Parlement européen
Débat: lundi 7 juillet 2008
Vote: mercredi 9 juillet 2008

Les socialistes français ont voté, le 9 juillet 2008, la modification du règlement actuel sur la constitution de groupes politiques au Parlement européen, et ce afin de mieux s'adapter devant l'augmentation de la taille du Parlement européen.

"Les règles actuelles valaient certes à 626, mais depuis l'élargissement à 25, puis 27, une modification des critères s'avérait nécessaire", explique l'eurodéputée socialiste française Catherine Boursier. "Ce changement évitera toute fragmentation excessive du Parlement, et améliorera du coup son efficacité."

Le nombre minimum de députés nécessaires pour constituer un groupe politique est aujourd'hui fixé à 20, soit à peine 2,55 % de l'ensemble des membres du Parlement européen. Un large consensus s'est exprimé pour un compromis proposant de porter à 25 le nombre de membres nécessaires pour constituer un groupe politique, ce qui a permis d'écarter les craintes exprimées par de petits groupes politiques comme les Verts ou la GUE.

"Le Parlement européen relève aujourd'hui le seuil à un niveau plus proche de la moyenne des parlements nationaux (NDLR, 3,5% pour l'Assemblée nationale en France, et 4,5% pour le Sénat)", se félicite l'eurodéputée membre de la commission des affaires constitutionnelles.

En outre, les moyens humains et financiers - et donc l'argent du contribuable européen - mis à la disposition des groupes politiques, justifient aussi ce changement vers plus de cohérence.

Pour lire l'explication de vote de Catherine Boursier, cliquez ici


Présidence française de l'Union européenne
Débat: jeudi 10 juillet 2008

Le président français Nicolas Sarkozy est venu présenter les priorités de la Présidence française aux députés européens, jeudi 10 juillet dans l’hémicycle strasbourgeois. Alors que la France assume depuis le 1er juillet la présidence de l’UE, elle devrait tenter de faire avancer les dossiers de l’énergie et du changement climatique, de l’immigration, de la défense et de l’agriculture. Et ce, dans un contexte politique délicat après le Non irlandais au Traité de Lisbonne.

Sans êtres hostiles aux thèmes que Nicolas Sarkozy propose pour la présidence française - encore faut-il voir comment il les aborde - les socialistes français estiment qu'il manque un certain nombre de volets clés dans son programme pour l'Union européenne, tels que le double thème social/services publiques et la supervision des marchés financiers.

Les socialistes français avaient déjà présenté à la presse le mercredi 23 avril 2008 leurs propositions et contre-propositions au programme du Président de la République Nicolas Sarkozy pour la présidence française de l'Union européenne.

Pour lire l'intervention de Bernard Poignant, Président de la Délégation socialiste française, en séance plénière le 10 juillet 2008, cliquez ici
Pour lire l'intervention de Harlem Désir, Vice-président du Groupe socialiste chargé des affaires sociales, cliquez ici

Pour lire les propositions et contre-propositions des socialistes français à la Présidence française de l'Union européenne, cliquez ici
Pour lire la version résumée des propositions et contre-propositions des socialistes français à la Présidence française de l'Union européenne, cliquez ici


Aide au développement: La France doit tenir ses engagements pour la solidarité internationale
Date: mercredi 9 juillet 2008

A l'occasion de l'ouverture de la Présidence française au Parlement européen le 10 juillet 2008, les eurodéputés socialistes français ont interpellé Nicolas Sarkozy sur la "performance" calamiteuse de la France sur l'aide publique au développement en 2007.

Dans une Lettre ouverte au Président de la République française, la Délégation socialiste française appelle "le Président de la République et le gouvernement français à respecter les engagements pris, afin de conduire l’Europe à agir pour un réel rééquilibrage des rapports Nord-Sud".

Quelle ambition la Présidence française entend-elle faire partager à ses partenaires européens dans ce domaine? Pour les Socialistes français, Nicolas Sarkozy doit répondre à cette question à la tribune du Parlement européen.

Pour lire la lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, cliquez ici


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